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Liouba Lorr'Ukraine

Une page d'Histoire

      Depuis la grande expansion des Slaves aux VIe et VIIe siècles, les tribus slaves du groupe oriental, formaient une dizaine de petites principautés ou chefferies. Certaines étaient vassales des Khazars, peuple turc nomade fixé dans la steppe russe et qui avait bâti un « empire ».
Dans la seconde moitié du IXe siècle, plusieurs de ces tribus s’unissent à l'initiative d'une dynastie et d'une élite militaire issues des « Varègues », c'est-à-dire de ces groupes d'aventuriers, marchands et mercenaires, à forte composante scandinave, qui hantaient la grande route commerciale entre la Baltique et la mer Noire.
Ce groupe dirigeant et le territoire qu'il domine est connu sous le nom de Rous', dont l'origine et le sens initial demeurent obscurs.

russie_kievienne

Au IXe siècle, Kiev, capitale des Polianes, idéalement située sur le Dniepr est prise aux Khazars par le Varègue « Oleg le Sage ».Les Varègue se posent alors clairement en rivaux des Khazars.
Oleg, au pouvoir à Kiev à partir de 882, soumet plusieurs autres tribus slaves-orientales et même finnoises Dès 907, il est alors assez puissant pour entreprendre une série de grandes campagnes contre Constantinople. La « Ruthénie » kiévienne, devient alors un acteur essentiel de la politique est-européenne et une pièce importante sur l'échiquier diplomatique byzantin.
Durant l'âge d'or de Kiev, le territoire de la « Rous » couvrait le nord de l'actuelle Ukraine ainsi que l'ouest de la Russie et la Biélorussie. Aux Xe et XIe siècles, il est l'État le plus grand et le plus puissant d'Europe et devient le premier État slave d’Europe orientale.
Les successeurs d'Oleg – Igor (913-945) ; la régente Olga (945-964) ; Sviatoslav ; le premier à porter un nom slave (964-972) – achèvent d'unir par la force les tribus slaves-orientales.

      Igor puis Sviatoslav attaquent Constantinople moins dans l'espoir de s'en emparer que pour lui extorquer des accords commerciaux avantageux. En même temps, les souverains kiéviens doivent affronter les nomades turcophones de la steppe méridionale.
En 965, Sviatoslav porte un coup fatal à l'Empire khazar.
La mort de Sviatoslav tombé au combat en 972 est suivie d’une série de conflits entre ses fils, dont sortira vainqueur en 980 Volodimer (Vladimir). Fratricide et débauché, celui qui allait devenir « saint Vladimir » inaugure son règne par une série de victoires sur la Pologne. Il s'efforce d'ériger en religion d'État le « paganisme » slave-oriental alors dominé par le culte de Péroun, dieu de l'orage et protecteur des guerriers.
Mais, en 988, Vladimir change complètement d'orientation et opte pour le christianisme de rite byzantin et convertit l'aristocratie kiévienne (surtout varègue) et la majorité de la population. Ce choix fut décisif et il a orienté jusqu'à nos jours la spiritualité et la culture des Slaves orientaux.
La conversion ordonnée par Vladimir, parfois imposée par la force fait entrer la Ruthénie dans l'orbite culturelle de Byzance tout en préservant son identité et sa souveraineté.
L'architecture et la peinture byzantines sont introduites dans le pays. Pour les besoins du culte puis de l'administration, ce n'est pas la langue grecque qui fut adoptée, mais le vieux-slave tel qu'il était écrit au moyen de l'alphabet « cyrillique » dans la Bulgarie voisine, également slave et orthodoxe.
Sous Vladimir, la Ruthénie « barbare » et « païenne » devient un empire chrétien et un partenaire à part entière des grandes puissances de l'époque. Elle poursuit son expansion et devint le plus vaste État d'Europe.

Iaroslav le Sage, le Prince bâtisseur

      Une nouvelle série de guerres civiles suit la mort de Vladimir en 1015. Le trône de Kiev revint finalement en 1019 à son fils Iaroslav, qui gouverna seul la Ruthénie. Sous Iaroslav, auquel la postérité a conféré le surnom de « Sage », le prestige de l'État kiévien atteint son apogée. la Ruthénie kiévienne s'étend de la Baltique à la Mer Noire et du confluent de l'Oka avec la Volga jusqu'aux Carpates.
Des mariages prestigieux allièrent la dynastie kiévienne à la Suède, à la Hongrie, à la Norvège, à la Pologne, au Saint-Empire, à Byzance et même à la France puisque le roi Henri Ier épousa Anne, fille de Iaroslav le Sage.
Iaroslav fut un grand bâtisseur - c'est lui qui fit construire la célèbre cathédrale Sainte-Sophie à Kiev - et un grand législateur. Sous son règne, le droit, l'éducation, l'architecture et l'art kiévien connaissent un renouveau impressionnant.
Mais, au XIIe siècle, des conflits entre les seigneurs Ruthènes mènent l'État kiévien au déclin et à son éclatement en différentes principautés qui s’entre déchirent.
Kiev est détruite par la principauté de Vladimir (1169) durant la lutte pour le pouvoir entre les princes. Tout en demeurant un grand centre culturel et une capitale symbolique, Kiev perd progressivement sa prééminence au profit de nouveaux centres de pouvoir, comme Tchernihiv (Tchernigov) et surtout la Galicie et la Volhynie unies à partir de 1199 en un puissant État.

La conquête mongole

      C'est un événement extérieur qui mit fin à l'histoire de la Ruthénie kiévienne : la conquête par les Coumans et les Tatars Mongols. Après un premier raid en 1222, les armées mongoles déferlent sur l'Europe orientale à partir de 1237. Désunies, les principautés tombèrent l'une après l'autre. Kiev est presque totalement ruinée.
La cruauté de l’occupant conduit le peuple à fuir vers les pays voisins ; Pologne, Hongrie et Moldavie.

Un territoire sans cesse convoité par la Pologne, la Lituanie et la Russie

      Durant le XIVe siècle, les Polonais et les Lituaniens combattent l'envahisseur mongol et, finalement, toute l'Ukraine septentrionale passe sous l'autorité de la Pologne et de la Lituanie.
Les Tatars ne gardent que le littoral de la Mer Noire et la Crimée.

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Un cosaque

Durant cette domination lituano-polonaise, (à partir du XVe siècle), se forment les comunautées Cosaques, des paysans ruthènes orthodoxes qui refusent la servitude et l'assimilation aux Polonais catholiques.
Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars ; puis, à partir du XVIe siècle, contre les Turcs ottomans.
Certains sont à la solde de la Pologne, « les cosaques du registre » d’autres recrutés occasionnellement pour des opérations militaires.
Affaiblie par des querelles internes et les invasions mongoles, la Ruthénie est progressivement intégrée au Grand-Duché de Lituanie et finalement, au XVIe siècle, dans la Confédération lituano-polonaise.
Au milieu du XVIIe siècle, les Cosaques du Registre, ceux de la Sich, ainsi que des paysans ukrainiens, se révoltent et fondent un État autonome l'Hetmanat cosaque. Il perdurera plus d'un siècle malgré la pression des envahisseurs moscovites et polonais attirés par les terres riches et fertiles.

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L'hetman Bogdan Khmelnytsky

      Entouré d’ennemis, l’Hetmanat établis des alliances pour garantir sa survie ; avec l’empire Ottoman dabord, puis avec la Pologne et enfin avec la Moscovie.
L’hetman Bogdan Khmelnytsky, sollicite l’appui du Tsar, qui, dans l’intérêt de l’orthodoxie et de la Moscovie, accepte de prendre sous sa protection l’hetman Khmelnytsky et les Cosaques Zaporogues.
Le gouvernement de Moscou en informe Khmelnytsky, et fixe les négociations pour aboutir à un traité signé en 1654 à Perejaslav.
Mais l’accord signé repose sur un malentendu : les Moscovites se voyant suzerain de l’Ukraine, alors que les Cosaques considérent l’accord comme une convention mutuelle entre deux états, l’Hetmanat d’Ukraine et la Moscovie, sans ingérence dans les affaires intérieures.

      Dans les faits, la Moscovie envoie plusieurs voivodes en Ukraine pour « libérer » le peuple ukrainien du joug polonais et le soumettre à sa propre autorité. Les voivodes appliquent la politique d’unification décrétée par Moscou, lèvent l’impôts, transfèrent le patriarcat de Kyiv à Moscou. Les pouvoirs de Khmelnytsky sont considérablement réduits, celui-ci ne conservant que la direction de l’armée Cosaque.

      Le mécontentement général qui résultât de la prise en main par les Moscovites, pousse Khmelnytsky à chercher des alliances à l’extérieur, notamment avec la Suède, pour se débarrasser de l’autocratie moscovites, mais cela n’aboutit pas en raison du décès de Bohdan Khmelnytsky le 27 juillet 1657.
Son successeur, Ivan Vyhovsky, tente de poursuivre sa politique, mais la Suède, attaquée par le Danemark, interrompt sa campagne en Europe de l’Est. Vyhovsky n’a, alors, d’autre choix que d’accepter le nouveau traité, signé à Hadiatch en septembre 1658, proposé par le Royaume de Pologne.
Celui-ci aboutit à la création d’un état ukrainien, dénommé « Grand Duché de Ruthénie », autonome au sein de la confédération Polono-Lituanienne.

      Mais le Tsar ne l’entendit pas de cette oreille et dépêcha en Ukraine un forte armée. Celle-ci est écrasée en juin 1659 par les Cosaques de Vyhovsky, aidés de nombreux mercenaires et soutenues par les tatars. Malheureusement, l’Hetman ne fut pas soutenu par les Cosaques Zaporogues de la Sich et dut abdiquer peu après.

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L'hetman Petro Doroshenko

      Débute alors en Ukraine, dès 1660, une période appelée « la Ruine », symbolisant la destruction lente de l’Hetmanat. L’Ukraine est de facto divisée en deux parties, soumise à l’ouest à l’influence polonaise, et à l’est, à l’influence moscovite. Chacune des parties élit son propre Hetman, au pouvoir considérablement réduit, mais s’attache à rentrer dans les bonnes grâces de son suzerain respectif.
En 1665, Petro Doroshenko, élu Hetman de la Rive Droite, tente de reprendre la politique de Khmelnytsky, et cherche à s’allier l’Empire Ottoman. Soutenu par une forte armée Tatar, il bat les polonais en 1666.
Malheureusement pour lui, la Pologne et la Moscovie décident de signer la paix, en s’accordant, par le traité d’Androusovo le partage de l’Ukraine en rive droite et rive gauche.
Aidé de l’Empire Ottoman, qui déclae la guerre à la Pologne en 1671, il parvint à reconquérir l’Ukraine de la rive droite, à la suite de sa victoire à Kamianetz en septembre 1672.
Mais Doroshenko eu beau s’évertuer à reconstituer l’Hetmanat indépendant, il ne trouve pas de soutient à la Sich Zaporogogue, dont l’Hetman, Ivan Sirko, persistait à se battre contre l’infidèle, le Tatar de Crimée, alors allié de Doroshenko.
Ces guerres de pouvoirs internes aux Cosaques Ukrainiens détruit pour un certain nombre d’année l’espoir de la reconstruction d’un Etat Indépendant, et permit à la Moscovie d’asseoir progressivement son pouvoir sur l’Ukraine de la Rive Gauche.

      Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprime l’Hetmanat au milieu du XVIIIe siècle et détruit la Sich dans le dernier quart du XVIIIe siècle.
Le partage de la Pologne lui permet de récupérer pratiquement toute l'Ukraine de la rive droite du Dniepr, à l'exception de la Galicie passée sous contrôle de l'Empire Austro-hongrois.
La culture ukrainienne connut une renaissance au XIXe siècle, mais Moscou ne tarda pas à réagir et, en 1876, interdit la langue ukrainienne dans les écoles, les journaux et la littérature.
En 1892, Kiev comptait près d'un demi-million d'habitants.

La première République libre d’Ukraine

      Après la Révolution d'octobre 1917, l'Ukraine fut brièvement indépendante jusqu'en 1920. La Rada ukrainienne centrale proclame, le 20 novembre 1917, la République Populaire d’Ukraine et, le 25 janvier 1918, sa séparation d'avec la Russie.
Le premier chef d’État ukrainien devint V.K. Vinnitchenko.
Pour combattre l'Armée rouge qui contrôlait alors une partie de l’Ukraine, la Rada centrale cherche le soutien des Allemands qui organisent un coup d’État et renversent le gouvernement de Vinnitchenko, mettant à sa place P.P. Skoropadski.
Mais l’Allemagne perdit la Première Guerre mondiale et Skoropadski, dépourvu de tout soutien, est renversé par le mouvement populaire guidé par Simon Petlioura.
Finalement, le 14 décembre 1918, la République populaire d’Ukraine est rétablie avec comme Président V.K. Vinnitchenko.
Cette brève période fut marquée par une campagne d'ukrainisation se traduisant par le retour à la langue Ukrainienne dans les publications, la réouverture des écoles et des universités avec un enseignement en ukrainien et la promotion des cadres nationaux.

Du Bolchevisme à la chute du mur de Berlin

      L’indépendance du pays n’est pas du goût des Bolchéviques. L’armée rouge envahie bientôt le pays pour le ramener dans le giron russe.
Le 30 décembre 1922, naît l'URSS, regroupant la Fédération de Russie, la Biélorussie, l'Ukraine et la Transcaucasie.
Quand Staline déclenche sa révolution industrielle vers la fin des années 1920, l'Ukraine en est le principal financeur. Les années d'industrialisation sont marquées par la construction de la plus grande centrale hydraulique d'Europe sur le Dniepr (le DnieproGuES), qui contribua à l'électrification de la République et permis la mise en valeur du grand bassin minier et métallurgique, le « Donbass ».

      Staline ne ménage pas ses efforts pour réprimer le moindre signe d'un réveil national ukrainien, interprété comme un rejet du pouvoir bolchevik et une menace à l'intégrité de l'URSS.
Une famine génocidaire provoquée artificiellement par la réquisition de la majorité de leurs récoltes, politique décidée par Staline, aurait fait entre 3 et 7 millions de victimes en Ukraine en 1932-33, alors que cette région était la plus prospère des régions agricoles d'URSS.
Les Ukrainiens l'appellent « Holodomor » ou « l'extermination par la faim ».
Selon certains analystes, cette famine entrait dans le cadre des opérations de répression des peuples montrant de la résistance au régime stalinien ou des velléités d'indépendance (Ukrainiens, Tchétchènes, Allemands de la Volga).
Des exécutions et des déportations d'intellectuels Ukrainiens sont orchestrées par le régime durant les purges de 1937-1939 : quelques millions d'Ukrainiens sont exécutés ou envoyés vers des camps de travail soviétiques.
Le Kremlin -qui prônait l'athéisme d'Etat- s'attaque aux symboles religieux, dont les églises et les cathédrales, en détruisant plus de 250 édifices. La Cathédrale Saint Mikaël de Kiev est dynamitée et réduite en un tas de gravats.

      Après l'invasion de la Pologne en 1939 par les troupes allemandes et soviétiques, certaines régions polonaises à forte minorité ukrainienne sont annexées par l'Union soviétique et incorporées à l'Ukraine occidentale.
Au printemps 1941, l'Ukraine sont rapidement envahie par les armées allemandes. Durant deux ans, les exactions nazis sont terribles. Massacres de milliers d'Ukrainiens, pillage systématique des ressources naturelles et agricoles, chasse aux partisans avec des centaines de villages brûlés qui voient leur population massacrée.
La population juive, très présente en Ukraine de l’Ouest est exterminée méthodiquement sur place. On parle désormais de la « shoa par balle », car des milliers de juifs y ont été passé par les armes et enterrés, parfois vivants, dans de gigantesques fosse communes que l’on découvre actuellement.
Cet épisode oublié des historiens a été mis récemment sur le devant de la scène par un prêtre catholique qui dresse actuellement l’inventaire des charniers et des milliers de victimes de ce massacre.
Le 28 avril 1943, le haut commandement de la Wehrmacht annonce la création de la division SS Galicie constituée de volontaires ukrainiens ; les historiens estiment que plus de 220.000 Ukrainiens s'engagèrent aux côtés des forces allemandes durant la seconde guerre mondiale (Polizei, U.V.V, Hiwis ou Waffen-SS).

      En 1944, l'Armée rouge libère le pays des nazis et reconquière la plus grande partie de l'Ukraine.
À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s'élèvent à 8 millions dont 1,377 millions de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9% des pertes totales de l'Armée rouge), ce qui en fait le deuxième groupe après les Russes. Quant aux indépendantistes, ils continuent leur résistance armée contre l'URSS jusqu'en 1954.
En 1954, le chef soviétique Nikita Khrouchtchev transfère la Crimée à la République soviétique socialiste d'Ukraine pour marquer le 300e anniversaire du Traité de Pereïaslav.

L’indépendance

       En 1989, la libéralisation du régime soviétique et la libération des détenus politiques permet aux Ukrainiens de s'organiser pour défendre leurs droits.
Le Mouvement national ukrainien, Roukh, est créé.
Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtiennent 25 % des sièges au Parlement. Sous l'influence des députés démocrates, le Parlement déclare, le 16 juillet 1990, la souveraineté politique de l'Ukraine.
Ce fut le premier pas vers l'indépendance.
Celle-ci est proclamée le 24 août 1991 et confirmée par le référendum du 1er décembre 1991 : 90,5 % d'électeurs votent pour l'indépendance. La semaine suivante, l'URSS cesse d'exister suite à la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russes, ukrainiens et biélorusses.
L'Ukraine devient alors l'un des membres-fondateurs de la Communauté des États indépendants.
Alors que la présidence est assurée par Leonid Koutchma, un ancien apparatchik du Parti communiste, considéré comme corrompu et lié aux groupes mafieux, les élections présidentielles ont lieu le 31 octobre et 21 novembre 2004.

La « révolution Orange » bouleverse l’échiquier politique

Suite à des soupçons de fraude et à la pression populaire, plus ou moins spontanée, de la Révolution orange, la Cour suprême annule le résultat du second tour qui donnait vainqueur l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovytch.
Finalement, c’est Viktor Iouchtchenko, jouant la carte de l'Europe et du libéralisme, qui l'emporte bien que son challenger ait maintenu de solides positions dans l'est et le sud du pays russophones et russophiles.

orange
La « Révolution Orange » redonne espoir au peuple Ukrainien.

Le Président Iouchtchenko désigne alors comme Premier ministre la controversée héroïne populaire Yuliya Tymochenko, femme d'affaires entrée en politique du temps du président Koutchma.








Une majorité politique difficile à trouver

Sur fond d'accusations réciproques de corruption, le 8 septembre 2005 le président Viktor Iouchtchenko limoge le gouvernement et le Premier Ministre.
Suite aux pourparlers entre Iouchtchenko et Ianoukovytch entamés le 20 juillet 2006, les deux anciens rivaux se mettent d'accord sur la signature d’un pacte d’unité nationale.

Victor Ianoukovytch est nommé premier Ministre.
Yuliya Tymochenko, jadis alliée de Viktor Iouchtchenko entre dans l’opposition. Mais ce n’est que partie remise.
Lors des élections législatives anticipées du 30 septembre 2007, le bloc dirigé par Yuliya Tymochenko arrive en deuxième position avec 30,7 % des voix et retrouve le poste de premier ministre fin 2007.

La dissolution du Parlement, prononcée en octobre 2008 par le chef de l’Etat, est la conséquence directe de l’éclatement de la majorité pro-occidentale et de son incapacité à former un nouveau gouvernement. Le parti du Président Iouchtchenko quitte la majorité pro-occidentale.
Les tensions incessantes entre le chef de l’Etat et son Premier ministre s’aggravées en août 2008 lorsque la présidence accuse Mme Timochenko de "haute trahison" au profit de Moscou pour n’avoir pas condamné l’opération militaire russe en Géorgie.

Retournement de situation

ianoukovitch
Hiver 2010, «les bleus» remportent les élections présidentielles,
les espoirs de la révolution Orange ont
laissé place à la déception ...

C'est donc face à Yuliya Timochenko et à son éternel rival, Victor Ianoukovitch, que se retrouve Victor Iouchtchenko lors des élections présidentielles de 2010.

Las des promesses non tenues, de la crise économique qui frappe le pays et qui affecte durement la population, le président en exercice qui, avec un peu plus de 5% des suffrages, ne passe pas le premier tour des élections qui portent finalement au pouvoir le pro-russes Victor Ianoukovitch en février 2010. Avec la crise mondiale, le pays est au bord de la banqueroute. Il est aussi frappé par une crise démographique sans précédent. Avec une très faible natalité (1,2 enfants par femme), une espérance de vie parmi les plus faibles d'Europe (68 ans) et le départ d'une partie de sa population pour l'étranger, le pays a perdu 7 millions d'habitants en 10 ans. En 2020, il ne devrait rester que 30 des 47 millions d'habitants qui peuplaient l'Ukraine le jour de son indépendance !

Sources: Wikipédia, http://pagesperso-orange.fr/pyzh/kozaky/index.html, l'article de Iaroslav Lebedynsky : Rous': la Ruthénie kiévienne, histoire et civilisation , http://www.france-ukraine.com

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